. De-plus and . Enfin, aller vers quelqu'un qui n'est certes pas « programmé » naturellement pour incarner l'objet possible d'un amour, c'est bel et bien se risquer à l'autre, se risquer au neuf, à l'inédit, précisément, au danger de l'inconnu et de l'interdit. En cela, on aurait mauvaise grâce à reprocher au narrateur ? et à l'auteur ? la facilité d'une histoire simple et banale, d'un repli sur le connu et le quotidien, le « normal » et le semblable Cette quête de l'altérité par une relation complexe et surprenante avec le frère est, aussi, une quête de l'insécurité des sentiments et des corps, d'une in-tranquillité qui fait la nique aux bienpensants d'alors, mais sans doute aussi d'aujourd'hui, d'Espagne, mais aussi de France, ou d'ailleurs. Pour conclure, on pourrait dire que le choix d'écrire (sa passion) dans une langue différente par Gomez-Arcos

. Ce-dernier-développait-une-rhétorique-si-creuse-qu-'il-fallait-bien, une langue « autre » : autre façon d'écrire, donc, entre lyrisme emphatique, crudité, symbolisme exacerbé, apparition de néologismes, mais encore, plus agressivement, dans ce rejet de la langue castillane et l'adoption du français, illisible et irrecevable pour la plupart du lectorat espagnol. Notre inquiétude de départ quant à l'adéquation entre une langue autre et un amour du même n'était elle-même, en fin de compte, que rhétorique, Gomez- Arcos ayant précisément endossé un autre langage et une autre langue ? qui lui sont propres ? pour pouvoir dire cette autre forme de désir

A. Voir-À-ce-sujet-l-'ouvrage-À-la-fois-documenté-et-Émouvant-d-'arturo and . Redada-de-violetas, La represión de los homosexuales durante el franquismo Les homosexuels, espagnols, jusque dans les années 70 (qui ont vu se durcir la répression anti-gays), et même quelques années après le passage à la Démocratie, étaient encore violés et emprisonnés, 2003.