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Journal Articles Actes des congrès de la Société française Shakespeare Year : 2018

From fear to anxiety in Shakespeare’s Macbeth

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Abstract

Jean Delumeau, in his seminal history of fear (Fear in the West, first published in 1978) points to the social configurations of fear in early modern societies: a nobleman was by definition fearless, while people of the “Vulgar sort” (Montaigne, “Of fear”) were taxed with being excessively fearful and cowardly. Fear, “a servile and base passion” (Coeffeteau, A Table of Human Passions, 1620) was thus determined by its traditional reverse, bravery, and placed within that dialectic frame. That social opposition structures most early modern discourses about fear and informs a vision of fear as being characteristic of the popular masses, while bravery is associated with aristocratic individuality, desire for fame and heroism. Bearing in mind this dominant discourse, I would like to look at the ways in which Shakespearean drama undermines this social framework by staging humble representations of acts of bravery, while at the same time using fear as a fundamental basis for the modern subject, no longer a defect but as a defining trait of humankind. Fear becomes a source of fiction on the Shakespearean stage.
Jean Delumeau, dans sa célèbre histoire de la peur (La Peur en Occident, 1978), montre les aspects sociaux de la peur à l’époque moderne : un noble est par définition sans peur, alors que « le vulgaire » (Montaigne, « De la peur ») est considéré comme excessivement peureux et couard. La peur, passion « servile et honteuse » (Coeffeteau, Tableau des passions humaines, 1620) dépend donc de son contraire traditionnel, le courage, et se place dans ce cadre dialectique. On trouve cette opposition sociale dans la plupart des discours sur la peur de la première modernité : la peur est donc vue comme caractéristique des classes populaires, alors que le courage est associé à l’individualité aristocratique. A partir de ce constat, cet article étudie la façon dont le théâtre shakespearien sape cette opposition sociale en mettant en scène des actes de courage accomplis par des humbles, tout en faisant de la peur le fondement du sujet moderne, la peur n’étant plus un défaut mais le fondement d’une définition de l’humain. Enfin, Shakespeare fait de la peur le fondement d’une poétique.

Dates and versions

hal-02510946 , version 1 (18-03-2020)

Identifiers

Cite

Christine Sukic. From fear to anxiety in Shakespeare’s Macbeth. Actes des congrès de la Société française Shakespeare, 2018, Shakespeare et la peur, 36, ⟨10.4000/shakespeare.4141⟩. ⟨hal-02510946⟩
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