A. Zucker,

, Splendeurs et misères des courtisanes, CH, VI, p.837

. Dans-l'«-abrégé-d'une-conférence-de-charles-le-brun, Académie de peinture et de sculpture, sur la physionomie » que propose L'Art de connaître les hommes, le mot « âme » n'est pas utilisé pour les animaux, mais il est question d' « affections », d' « inclinations », et de « passions, pp.81-83

, Quand il se frappe lui-même, il ne pousse aucun gémissement. Cartésien ! réponds à cela, car voilà ta machine qui a connaissance des idées de justice, pp.538-68

. «-elle-a-une and . Âme?, , 1231.

, La position de Buffon est inspirée de celle de Descartes (l'homme est double, doté d'un corps et d'une âme, « principe spirituel », à la différence des animaux), mais le naturaliste prend ses distances par rapport au philosophe : « Les animaux, nous dira-t-on, n'ont-ils donc aucune connaissance ? leur ôtez-vous la conscience de leur existence, le sentiment ? puisque vous prétendez expliquer mécaniquement toutes leurs actions, ne les réduisez-vous pas à n'être que de simples machines, que d'insensibles automates ? / Si je me suis bien expliqué, on doit avoir déjà vu que, bien loin de tout ôter aux animaux, je leur accorde tout, à l'exception de la pensée et de la réflexion : ils ont le sentiment, ils l'ont même à un plus haut degré que nous ne l'avons ; ils ont aussi la conscience de leur existence actuelle, mais ils n'ont pas celle de leur existence passée ; ils ont des sensations, mais il leur manque la faculté de les comparer, c'est-àdire, la puissance qui produit les idées [?] » (« Discours sur la nature des animaux », dans OEuvres complètes de Buffon avec la nomenclature linnéenne et la classification de Cuvier revues sur l, On peut voir sur cette question les mises au point de Véronique Gély dans Un Thème, trois oeuvres. L'animal et l'homme, Belin, coll. « Belin Sup Lettres, pp.346-331, 2004.

, Alors le gentilhomme feignit de regarder où il était, de chercher à distinguer un logis indiqué sur une carte qu'il tira de sa poche en essayant de la lire aux clartés de la lune, p.31

. Une-fois-conscient-d'être-regardé and . Le-jeune-homme-s'efforce-de-donner-le-change-par-une-pantomime, il joue un rôle, la conscience de l'autre et de la conscience qu'il a de nous faisant le fond de la comédie humaine. Mais suggérer que le propre de l'homme réside dans l'aptitude à simuler ou à dissimuler constitue une implication de la pensée cartésienne, comme le montrait, déjà, le « Discours à Mme de la Sablière » de La Fontaine, discours polémique contre Descartes où le poète évoquait, pour prouver qu'elle n'est pas une machine, la pantomime intentionnellement trompeuse de la perdrix cherchant à sauver ses petits, un peu comme Balzac suggère les talents de comédienne de la panthère dans Une passion dans le désert : la tête de l'animal a quelque chose de « la physionomie d'une femme artificieuse, vol.32

, Non sans humour, Balzac glisse dans ce morceau, de la femme (il évoque l' « éclat » particulier de son regard, propre aux « races venues des déserts », dont les « yeux retiennent sans doute quelque chose de l'infini qu'ils ont contemplé ») aux moutons, avant de revenir à la femme, illustrant le principe newtonien de causalité : même causes, mêmes effets : Les variétés animales sont le résultat de l'exercice des instincts. Pour se convaincre de cette vérité tant cherchée, il suffit d'étendre aux troupeaux d'hommes l'observation récemment faite sur les troupeaux de moutons espagnols et anglais qui, dans les prairies de plaines où l'herbe abonde, paissent serrés les uns contres les autres, et se dispersent sur les montagnes où l'herbe est rare. Arrachez à leur pays ces deux espèces de moutons, transportez-les en Suisse ou en France : le mouton de montagne y paîtra séparé, quoique dans une prairie basse et touffue ; les moutons de plaine y paîtront l'un contre l'autre, quoique sur une Alpe. Plusieurs générations réforment à peine les instincts acquis et transmis. A cent ans de distance, l'esprit de la montagne

, de variations au sein d'une même espèce liées aux conditions de vie, variations qui, dit-il, se transmettent et résistent au changement de milieu -ce principe est déclaré vrai pour les hommes et les animaux. Mais le rapprochement homme/animaux a ses limites, sur le plan des effets moraux produits non pas exactement par un milieu physique, mais par un mode de vie socialement défini. Balzac le signifie dans le portrait déjà cité d'une autre courtisane, Florine, en se servant de références zoologiques, p.1227

, Splendeurs et misères des courtisanes, CH, VI, pp.464-465