Un exemple de structure cellulaire de défense : la Butte de Brimont, apport des plans directeurs et du Lidar (France) - Université de Reims Champagne-Ardenne Access content directly
Journal Articles Revue de Géographie Historique Year : 2019

Un exemple de structure cellulaire de défense : la Butte de Brimont, apport des plans directeurs et du Lidar (France)

Abstract

The Séré de Rivières fortifications system of the second defensive curtain around Reims, are on the eve of the Great War, disarmed and abandoned. The example of the Brimont fort, located on a outlier of the Ile de France cuesta, shows that these works serving as point of support, are included in the networks of trenches studied from a Spatial analysis of trench maps from Army Fire Canvas Group (GCTA). The side hill has good potential for military ridges and observation sites on the edge of the forest while the top capped the fort, exposed so too exposed to the enemy, is little fortified on the surface. Misaligned with respect to the front line, it is the subject of rehabilitations (access ducts dug in the front of the head, underground), home to numerous observation posts according to a cellular organization, whose morphologies revealed in Lidar image and spotted in the field, remain well preserved under forest. Many artillery impacts are visible especially on the throat works (entrance, barracks), the caponiers and the shelter-crossings.
Les fortifications du système Séré de Rivières du second rideau défensif autour de Reims sont, à la veille la Grande Guerre, désarmées et abandonnées. L’exemple du fort de Brimont, situé sur une butte-témoin de la cuesta d’Ile de France, montre que ces ouvrages servant de point d’appui sont englobés dans les réseaux de tranchées et de boyaux. Cet ensemble de polémoformes est d’abord étudié à partir d’une analyse spatiale des plans directeurs des Groupes de Canevas de Tirs des Armées (GCTA). Le flanc de la butte présente de bonnes potentialités de crêtes militaires et de sites d’observation en lisière de forêt alors que le sommet, coiffé du fort, à découvert donc trop exposé à l’ennemi, est peu fortifié en surface. Mal orienté par rapport à la ligne de front, il fait l’objet de réhabilitations (boyaux d’accès creusé dans le front de tête, souterrains), abrite de nombreux postes d’observations selon une organisation cellulaire, dont les morphologies révélées en image Lidar et repérées sur le terrain, restent bien conservées sous forêt. De nombreux impacts d’artillerie sont visibles, notamment sur les ouvrages de gorge (entrée, casernement), sur les caponnières et les traverses-abris.
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Alain Devos, Sébastien Laratte, Pierre Taborelli, Frank Lesjean. Un exemple de structure cellulaire de défense : la Butte de Brimont, apport des plans directeurs et du Lidar (France). Revue de Géographie Historique, 2019, Impacts environnementaux et approches spatiales de la Grande Guerre, 14-15, https://doi.org/10.4000/geohist.660. ⟨10.4000/geohist.660⟩. ⟨hal-02946700⟩
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