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Book Sections Year : 2015

Role of folklore in the String Quartets composed in France at the turn of the 19th and 20th centuries: a search for identity?

Le rôle du folklore dans les quatuors à cordes français composés à la charnière des XIXe et XXe siècles : une quête d’identité ?

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Abstract

At the turn of the nineteenth and twentieth centuries, String Quartets thrived in France. More than the result of real and inner need, the looking for recognition and the desire to forge a French repertoire of the highest quality, appear to be the main targets for many composers, obsessed for most of them by the Germanic tradition, in particular the Quartets of Beethoven. In this context, the use of popular elements – or popular inspiration - in their compositions can then be seen as an alternative, a means to escape and to distance themselves from Austro-German models. The paper seeks first to clarify which aspects are hidden under the term "popular" and what is the position of the composers on this question in their string quartet: between citation and evocation, between regionalism and nationalism, approaches and distinct issues are revealed. The role and impact of the "popular" in the works are then analyzed in two ways: compositional parameters touched and used, on the one hand, place and operating of the "popular" within different movements on the other. If the study shows significant differences in the treatment of certain parameters (harmony, in particular), it also highlights constants in the use of the "popular": Apart from a few special cases (including quartets of Cras and Magnard which are presented in a separate paragraph), the popular elements - or popular inspiration - seem added, adapted in a fixed frame, always the same from a quartet to another. Thus, these popular elements are employed for the most part, only occasionally in movements that lend themselves best (that is to say the most danceable : scherzo and finale), and serve to color differently certain passages with their lesser-used melodic turns, rhythmic, harmonics. They offer a very nice time but are not really integrated as in the quartets of Smetana and Dvorak, for example. Folklore cited or mentioned thus acquires a superficial role in the majority of cases and is ultimately not the starting point for a profound renewal that might have created a real specificity for french string quartets of this time, and thereby a real identity.
À la charnière des XIXe et XXe siècles, les quatuors à cordes fleurissent en France. Plus que le fruit d’une réelle nécessité intérieure, la quête de reconnaissance, la volonté de forger un répertoire français de qualité, semblent être les objectifs principaux des compositeurs, hantés pour la plupart d’entre eux, par la tradition germanique, les quatuors de Beethoven en particulier. Dans ce contexte, l’exploitation d’éléments populaires – ou d’inspiration populaire – au sein des œuvres peut alors être perçue comme une alternative, un moyen de s’échapper et de se démarquer des modèles austro-allemands. L’article s’attache d’abord à préciser quelles facettes se cachent sous le terme de « populaire » et quelle position les compositeurs adoptent dans leur quatuor à cordes sur cette question : entre citation et évocation, entre régionalisme et nationalisme, des démarches et des enjeux distincts sont ainsi mis à jour. Le rôle et l’impact du « populaire » dans les œuvres sont ensuite analysés selon deux axes : paramètres compositionnels touchés et utilisés, d’une part, place et exploitation du populaire au sein des différents mouvements, d’autre part. Si l’étude montre des différences notables dans le traitement de certains paramètres (l’harmonie, en particulier, fait l’objet d’une réflexion plus ou moins poussée selon les auteurs), elle met aussi en évidence des constantes dans l’emploi du « populaire » : en dehors de quelques cas particuliers (dont les quatuors de Cras et de Magnard qui sont présentés dans un paragraphe à part), les éléments populaires – ou d’inspiration populaire – semblent en effet insérés, greffés, adaptés, dans un cadre préétabli, toujours le même d’un quatuor à l’autre. Ainsi, ces éléments populaires ne sont employés, pour la plupart, que ponctuellement dans les mouvements qui s’y prêtent le mieux (c’est-à-dire les plus dansants : scherzo et finale), et servent par leurs tournures mélodiques, rythmiques, harmoniques, moins usitées, à colorer différemment certains passages plus ou moins fortement selon les œuvres. Ils offrent ainsi un très joli moment « dépaysant » mais sans être réellement intégrés comme dans les quatuors de Smetana ou Dvorak, par exemple. Ce folklore cité ou évoqué n’acquiert donc qu’un rôle superficiel dans la majeure partie des cas et n’est finalement pas le point de départ d’un renouvellement profond qui aurait peut-être créé une réelle spécificité pour les quatuors à cordes français de cette époque et, par là-même une réelle identité.
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Dates and versions

hal-03002766 , version 1 (12-11-2020)

Identifiers

  • HAL Id : hal-03002766 , version 1

Cite

Florence Doé de Maindreville. Le rôle du folklore dans les quatuors à cordes français composés à la charnière des XIXe et XXe siècles : une quête d’identité ?. Buscando Identidades: Música de cámara en los países mediterráneos durante el tardío siglo XIX y temprano siglo XX, Doble, p. 223-249, 2015. ⟨hal-03002766⟩
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