The Fracture of Exile in Négar Djavadi's Désorientale - Archive ouverte HAL Access content directly
Journal Articles Trans : Revue de Littérature Générale et Comparée Year : 2021

The Fracture of Exile in Négar Djavadi's Désorientale

La fracture de l’exil dans Désorientale, de Négar Djavadi

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Abstract

Is there a language of exile? From an initial wound, a language emerges, placed in an in-between, built in intertwined memories but above all, at the border between two cultures. Since the Iranian revolution of 1979, writers have chosen to express themselves in a language other than Persian, juggling on a hybrid field. Négar Djavardi is part of this family of exiled Iranian writers and has made a name for herself through her first novel, Désorientale, published in 2016. In a chopped narrative and a language that is placed in the interstices, but above all in a linguistic profusion, she creates a text based on strangeness, digression and orality. Exile, whose violence is compared to disintegration, gives birth to a language with a rhythm alternating between a broken identity and an unsettled narrative. Her language becomes the mirror of the fractures of exile in an explosion of images and sensations.
Peut-on parler d’une langue de l’exil ? À partir d’une blessure initiale qu’est l’exil, émerge une langue, placée dans un entre-deux, construite dans les entrelacs des souvenirs mais surtout, à la frontière entre deux cultures. Depuis la révolution iranienne de 1979, des écrivains ont fait le choix de s’exprimer dans une autre langue que le persan, jonglant sur un terrain hybride. Négar Djavardi fait partie de cette famille d’écrivains iraniens exilés et s’est fait connaître à travers un premier roman, Désorientale, paru en 2016. Dans une narration hachée et une langue qui se place dans les interstices, mais surtout dans un foisonnement linguistique, elle crée un texte basé sur l’étrangeté, la digression et l’oralité. L’exil, dont la violence est comparée à une désintégration, donne naissance à une langue dont le rythme alterne entre une cassure identitaire et une narration en suspens. Sa langue devient le miroir des fractures de l’exil dans une explosion d’images et de sensations.
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Dates and versions

hal-03480239 , version 1 (14-12-2021)

Identifiers

Cite

Laurence Chamlou. La fracture de l’exil dans Désorientale, de Négar Djavadi. Trans : Revue de Littérature Générale et Comparée, 2021, Relectures du récit de voyage : figures de l’entre-deux, ⟨10.4000/trans.5201⟩. ⟨hal-03480239⟩
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